L’analytique dans le monde d’après

Quel a été l’effet du Covid-19 sur la BI dans les entreprises ?  Fin 2019, on pouvait s’attendre à ce que le traitement du langage naturel (NLP) et la BI intégrée fassent partie des plus grandes tendances de l’analytique en 2020.Mais avec l’arrivée de la pandémie, les entreprises et les organisations gouvernementales ont eu besoin plus que jamais de données pour prendre rapidement des décisions permettant de survivre à l’arrêt de l’activité.

Beaucoup d’entreprises qui avaient déjà enclenché une stratégie data-driven ont accéléré le rythme pour pouvoir prendre des décisions basées sur les données, et celles qui ne l’avaient pas encore fait ont vu l’urgence d’utiliser cette approche pour identifier des gains d’efficacité, et même trouver de nouveaux relais de croissance.

Face à cette situation, c’est finalement l’intelligence économique qui s’est révélée cruciale et est devenue, du fait du coronavirus, la tendance dominante de l’évolution de l’analytique.

 

Un besoin crucial d’éclairage et de réactivité dans cette période bousculée

Les experts le disent, l’analytique permet aux entreprises de mieux comprendre leurs options et de suivre leurs progrès à mesure qu’elles s’engagent dans une nouvelle voie. Sans l’analytique, elles navigueraient à vue, sans aucun instrument pour éclairer leur prise de décision. Cette situation n’est plus possible dans les moments de crise. Mais pour tirer le meilleur profit de l’analytique, il faut pouvoir baser ses analyses sur des données mises à jour en temps réel.

Le meilleur exemple de ce besoin d’alerte et de réactivité, ce sont les évolutions brusques des chaînes d’approvisionnement, que toutes les entreprises ont vécues dès le début de la pandémie. Que ce soit pour les équipements sanitaires à sourcer, les denrées alimentaires à réallouer, les approvisionnements de biens en provenance d’Asie à contrôler, et tous les produits grand public qui sont passés de la vente en boutique au e-commerce, les ajustements incessants des opérations logistiques ont été un vrai casse-tête pour les responsables de la supply chain. Et ces situations qui se sont enchaînées régulièrement à chaque évolution de la pandémie, vont devenir la norme dans le monde post-pandémie.

Heureusement, l’infrastructure et les applications nécessaires pour analyser ces volumes de données et en déduire des actions sont disponibles, ce qui permet une transition progressive vers le renseignement actif, ou ce que nous appelons « l’intelligence active ».

 

Le Cloud pour la puissance et l’agilité

Le besoin d’agilité s’est accru pendant la pandémie, et cette agilité est challengée
par l’augmentation des flux de données. Dans la plupart des cas, la solution réside dans l’utilisation des plateformes SaaS, qui peuvent être déployées rapidement et sont conçues pour être faciles à utiliser. D’autre part, leur évolutivité garantit aux utilisateurs qu’ils auront la puissance nécessaire pour effectuer leurs analyses sur des volumes de données en évolution constante, surtout lorsqu’ils intègrent des jeux de données externes, des open data et toutes les informations nécessaires pour affiner leur vision, toujours dans cette optique de prise de décision éclairée.

La data literacy pour donner le pouvoir aux utilisateurs et aux citoyens

L’aspect le plus positif de cette période a été la prise de conscience du rôle essentiel de la donnée dans nos agissements. Nous avons été submergés de données, et les prévisions statistiques ont totalement régi notre vie quotidienne. Chaque prise de décision des instances gouvernementales, dans tous les pays, était suspendue aux courbes d’évolution de la pandémie, au taux d’occupation des hôpitaux et au taux d’incidence du virus.

Mais sommes-nous vraiment capables d’interpréter ces données ? Connaissons-nous précisément le mode de calcul du taux d’incidence, avons-nous consulté la définition précise des indicateurs mis à notre disposition ? (qui sont d’ailleurs régulièrement corrigés sur le site data.gouv.fr). L’urgence du développement d’une véritable culture de la donnée (data literacy) est aujourd’hui visible, et touche évidemment les entreprises, qui se sont elles aussi basées sur toutes ces données pour prendre des décisions cruciales et tenter d’anticiper l’évolution de leurs activités. De plus en plus d’utilisateurs de l’analytique doivent être formés et accompagnés pour tirer le meilleur profit des données.

 

L’IA au service de l’analyse des données

Pour simplifier l’accès à ces données, l’IA apporte des avancées importantes que nous avons intégrées dans notre plateforme analytique. Les capacités de traitement du langage naturel (NLP) permettent une utilisation plus large par les employés, avec un chatbot qui peut générer des réponses narratives et visuelles aux requêtes des utilisateurs.

D’autres fonctionnalités s’appuyant sur le machine learning permettent de générer automatiquement les représentations graphiques pertinentes face aux jeux de données à analyser et au contexte d’analyse, simplifiant ici l’utilisation de la BI en libre-service, qui s’est largement répandue dans cette période chahutée.

Mais il ne faut pas négliger pour autant le rôle essentiel de l’humain. La collaboration, donnant naissance à l’intelligence collective, est l’un des accélérateurs importants de l’intelligence active. Les collaborateurs doivent être habilités à partager et expliquer leurs points de vue, en regroupant leurs connaissances et leurs idées pour guider les bonnes actions.

 

L’automatisation des processus pour agir plus vite

L’étape ultime pour augmenter encore cette réactivité et cette intelligence active, c’est de coupler cette BI moderne capable de déclencher ces alertes intelligentes avec les processus opérationnels. L’automatisation des processus s’est beaucoup développée ces derniers temps, avec pour objectif d’accroître l’efficacité des organisations. Avec une solution analytique de bout en bout pour l’intégration, l’analyse et l’automatisation des données, combinée à la puissance de l’automatisation des processus, il est possible dorénavant de fournir des données en temps réel et à jour, de déclencher des actions immédiates et d’orchestrer les processus métiers.

On le voit, les évolutions de l’analytique nous donnent les moyens de relever les nouveaux défis. Cette crise est sans précédent, mais elle nous aura montré qu’il est temps de changer nos habitudes en matière d’analytique si nous voulons être mieux préparés pour l’avenir.

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